
Tarifs au 01/06/2007. Pour commander un ouvrage, n'hésitez pas à nous contacter.
![]() Avant-propos de Lucette Albaret, Présidente de l'ADEIAO Photos de Antoine Calmettes Textes de H. Bernard, G. Boudaille, J.C. Lambert, Ch. Frérot, F. Parent Commissaires de l'exposition : Lucette Albaret, Martine Bercovy (1991, 16 x 16 cm, 48 p.) | 7,60 € |
![]() ... « Vivre à l'état sauvage, non dans le sens féroce et primaire, mais naturel et primitif : celui de l'instinct. Véronique Wirbel - 1989 Devant les peintures de Véronique Wirbel on croit parfois assister à une « descente aux enfers », un monde d'où elle tente de s'échapper par la peinture. Oui, la peinture de Véronique Wirbel est dramatique, inquiétante, elle demeure sombre malgré la densité des couleurs, elle fait peur. Son symbolisme nous échappe en (grande ?) partie. On la comprend mieux lorsqu'elle révèle son admiration pour Paul Klee, Hundertwasser, Wölfli et Aloïse. Comme chez ces grands créateurs, chacune de ses figures possède une valeur symbolique. Elles sont statiques, leur juxtaposition, souvent par groupe de trois, n'est ni narrative, ni descriptive, mais noue des rapports entre des forces peut-être antagonistes. Il est séduisant - mais n'est-ce pas un peu trop facile ? - d'expliquer les figures qui hantent la peinture de Véronique Wirbel par son enfance en Afrique occidentale. Chacun peut y discerner les totems qui correspondent au culte des ancêtres chez la plupart des peuplades primitives, pas seulement en Afrique mais dans les deux Amériques. Véronique Wirbel les a détournés de leur valeur originale. Ce ne sont plus de bons génies protecteurs, mais des fantômes prémonitoires, parfois menaçants, même dans leurs positions hiérarchiques. Surgissant à leurs côtés, des diables, des rôdeurs étranges, des animaux stylisés qui sont peut-être des dieux métamorphosés, réincarnés comme dans l'ancienne Egypte où Véronique Wirbel a aussi séjourné et étudié. Que dire des serpents et des araignées qui engendrent un sentiment de peur inexplicable ? Personne, pas même l'artiste, ne peut donner les clés de cet univers emblématique et profondément humain. La multiplicité des commentaires est la preuve la plus éclatante de la richesse de l'œuvre. Georges Boudaille - août 1990 | |