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Association pour la Défense Et l'Illustration des Arts d'Afrique et d'Océanie
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Tibouchi

Les publications de l'ADEIAO

Tarifs au 01/06/2007. Pour commander un ouvrage, n'hésitez pas à nous contacter.

 99,99 €
Tibouchi
N° 17 - Tibouchi
Avant-propos de Lucette Albaret, Présidente de l'ADEIAO
Textes de Michel-Georges Bernard, accompagné des poèmes de Tibouchi
Au milieu de la mort la vie persiste - Au cœur du mensonge la vérité persiste - Au centre des ténèbres la lumière persiste - Mahatma Gandhi
(2000, 16 x 16 cm, 44 p.)
7,60 €
Tibouchi
 

Matières à écrire

« Ecrire et dessiner sont identiques en leur fond », observe Paul Klee.

Tibouchi commence par écrire. Les plaquettes et recueils qui jalonnent son itinéraire poétique, de Mer ouverte (1973) ou Soleil d'herbe (1974) à Parésie (1982), le font bientôt apparaître à Alger comme l'un des représentants majeurs, sous la années de Plomb, de la jeune poésie « de graphie française », dont Jean Sénac, jusqu'à son assassinat en 1973, soutient l'aspiration corrosive à une liberté solaire. Les anthologies réalisées à l'époque présentent ses poèmes, qui sont traduits en espagnol, en italien. « C'est un des poètes les plus exigeants et les plus aventureux de sa génération », constate en 1994 Tahar Djaout, son compagnon d'écriture depuis leurs vingt ans, dans Les mots migrateurs. Mais, plus secrètement, Tibouchi dessine. Les deux activités ne tardent pas à converger et, sur la fin des années 70, le peintre en lui l'emporte sur le poète. Finalité de la connivence, Djaout l'accompagne aussitôt dans sa métamorphose. Demeurant constamment attentif au développement de son travail. « Pour Hamid Tibouchi, en fait, il n'y a pas bifurcation ou changement d'itinéraire. Il convie la peinture et l'écriture - ces deux sœurs immémoriales - à la même interrogation et aux mêmes ébats effrénés d'avant la normalisation et l'affectation des fonctions - la figuration pour l'une, la signification pour l'autre », analyse-t-il. A partir de 1980 Tibouchi expose ses travaux, en Algérie comme à Tunis. Son installation dans la région parisienne en 1981 renforce son option. « La marge est mon territoire », dit-il : dans sa modestie droite, son refus ombrageux des facilités et compromissions, il fait volontiers figure de « cavalier seul ». En vingt ans de travail, seul après Kaddha et Baya à n'avoir fréquenté ni Ecole ni Académie, il se trouve reconnu comme l'un des acteurs essentiels de l'art algérien contemporain et participe, en France, en Europe et dans le Monde Arabe à ses principales manifestations.

Association pour le Développement des Echanges Interculturels au Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie