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Association pour la Défense Et l'Illustration des Arts d'Afrique et d'Océanie
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Signe et calligraphie

Les publications de l'ADEIAO

Tarifs au 01/06/2007. Pour commander un ouvrage, n'hésitez pas à nous contacter.

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Signe et calligraphie
N° 2 - Signe et calligraphie
Artistes présentés : Jamil Hamoudi, Mohamed Bouthelidja, Rachid Koraïchi, Hassan Massoudy
Avant-propos de Henri Marchal, Conservateur du MAAO
Textes de Y. Sauvan et M.G. Guesdon, Josée Balagna, Henry Galy-Carles, Abdelkebir Khatibi, Y. Andrikian
Commissaires de l'exposition : Paul Balta, Lucette Albaret
(1986, 16 x 16 cm, 48 p.)
5,30 €
Signe et calligraphie
 

L'écriture arabe et les manuscrits

La langue arabe fait partie comme le nabatéen d'un sous-groupe de langues sémitiques où seules les consonnes sont inscrites. L'écriture arabe dérive de l'alphabet nabatéen propre au royaume qui eu pour capitale Pétra, grand centre commercial entre la Mer Rouge et l'Arabie, au Ve siècle. des inscriptions monumentales datées du IVe et du début du VIe siècle marquent l'évolution de cette écriture.

Après cette période préislamique, aux débuts de l'islam, au VIIe siècle, on fixe les premiers écrits sur des matériaux divers : tessons, omoplates de chameaux... l'écriture encore peu évoluée s'accommode de ces supports.

Après l'expansion de l'Islam, de l'Indus à l'Afrique occidentale, la rencontre d'autres civilisations permet l'utilisation du papyrus, du parchemin, puis du papier. Sous le troisième calife, Othman (644-656), la nécessité de fixer le texte sacré se fait sentir ; on introduit le diacritisme pour différencier des lettres au ductus proche, et un système de notation des voyelles. Les corans sont copiés sur parchemin, les voyelles sont notées par des points de différentes couleurs, on trouve peu de ligatures entre les lettres (N°5179).

Après la Mecque et Médine, c'est à Koufa, fondée en 638, au sud de l'Irak que cette écriture se développe ; le coufique est né et dure jusqu'au Xe siècle. L'art de la calligraphie acquiert droit de cité. Il devient l'apanage des princes, de nombreux écrivains sont des calligraphes célèbres.

Une écriture cursive est employée parallèlement au coufique : on en conserve des exemples dans des papyrus. C'est sous les Abbassides (747-1258) que le naskhi, dont dérive l'écriture imprimée actuelle, est codifié par trois grands calligraphes : Ibn Muqla (m. 328 H/940), qui inscrit les lettres dans un cercle et en définit les proportions par des points ; Ibn al-Bawwad (m. 413 H/1022 ou 423 H/1032) puis Yaqut (m. 698 H/1298), homme de lettres qui vécut sous le règne du dernier calife abbasside, al-Musta'sim, et apporte à ce genre une grande finesse, en taillant le calame. En Orient, l'écriture cursive est surtout représentée par six styles : le naskhi, le thuluth, le muhaqqaq, le rayhani, le tawqi, et le riqa'.

Le coufique, toutefois, se maintient à Kairouan et donne naissance à une écriture plus légère, le maghribi (Arabe N°6869) : elle se diffuse jusqu'en Andalousie. L'aspect de la page devient alors plus compact, l'écriture se tasse sur la ligne de base. Quand Tombouctou devient le centre islamique le plus important du Nord-Ouest de l'Afrique, au début du XIIe siècle, les scribes locaux créent un genre distinct du maghribi, le sudani (N°6869).

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