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Association pour la Défense Et l'Illustration des Arts d'Afrique et d'Océanie
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Paroles de devin - La fonte à la cire perdue chez les Sénoufo

Les publications de l'ADEIAO

Tarifs au 01/06/2007. Pour commander un ouvrage, n'hésitez pas à nous contacter.

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Paroles de devin - La fonte à la cire perdue chez les Sénoufo
N° 6 - Paroles de devin - La fonte à la cire perdue chez les Sénoufo
Avant-propos de Henri Marchal, Conservateur du MAAO
Photos de Till Förster, Dietriech Graf, Ursula Didoni
Textes de Till Förster
Commissaire de l'exposition : Jakline Eid
(1988, 16 x 16 cm, 64 p.)
6,10 €
Paroles de devin - La fonte à la cire perdue chez les Sénoufo
 

Bracelets, bagues, amulettes : des révélateurs de parcours de vie

Les bagues, les anneaux portés aux jambes, bras ou doigts, forment statistiquement le groupe le plus important d'objets fondus en laiton chez les Sénoufo. Encore aujourd'hui, ils sont partout dans le monde rural largement répandus chez les hommes comme chez les femmes. A maint endroit, il est difficile de trouver quelqu'un qui ne porte pas au moins un de ces objets souvent désignés à tort comme des bijoux.

Tous les anneaux, bagues et amulettes sont des signes liés à la divination. Ils désignent un animal ou un esprit avec lequel le porteur doit trouver un accommodement. Du point de vue des Sénoufo, les événements qui déterminent leur vie ne sont pas seulement l'occasion de consulter un devin, un sado'o, mais nombre d'entre eux sont le point de départ d'une histoire plus longue ou la part ignorée d'une autre histoire.

Ainsi s'élaborent des parcours de vie qui peuvent toucher à tous les domaines de leur univers, personnel, social et culturel.

Comment de tels parcours de vie, de tels événements sont-ils représentés, comment ces petits anneaux, amulettes et bagues en laiton, qui passent parfois inaperçus, deviennent-ils les révélateurs de ces histoires, c'est ce qui va être montré par l'exemple suivant.

Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme, comme il peut en arriver chaque jour de semblable en pays Sénoufo. Encore jeune fille, âgée peut-être de dix-huit ou dix-neuf ans, elle est mariée à un homme de quinze ans environ son aîné, contre sa volonté, selon l'usage. A peine deux ans plus tard, au début de la saison des pluies, elle prend beaucoup d'embonpoint en peu de temps, et l'on croit qu'elle attend un enfant. Mais en novembre, quand la pluie s'arrête, elle n'accouche pas. Elle n'est pas enceinte. Les femmes autour d'elle invoquent en chuchotant une inexplicable maladie. Voici le fond sur lequel se développe son histoire...

Association pour le Développement des Echanges Interculturels au Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie