Sculpture du ZimbabweDans un pays comme lAfrique où la sculpture est souveraine, le Zimbabwe na pas connu la statuaire traditionnelle. Il fallut attendre la fin des années 1950 pour que naisse un art dont un journaliste du Sunday Telegraph disait en 1983 « Sur les dix meilleures sculpteurs mondiaux, cinq viennent du Zimbabwe » (cité dans lIntroduction du catalogue Sculpture Contemporaine du Zimbabwe, 1998 commissaire, Olivier Sultan). Cest un anglais passionné dart dès lenfance, Frank Mc Ewen, qui est à lorigine de ce mouvement improprement appelé « sculpture shona », le terme shona faussant la réalité ethnique très diversifiée des nombreux artistes. On privilégie maintenant lexpression « sculpture du Zimbabwe ». Après leur avoir fait connaître Henry Moore, Matisse, Picasso, Léger, Giacometti... et les avoir initiés à la peinture, Frank Mc Ewen encourage les premiers artistes à travailler la pierre : serpentine, stéatite, springstone, en fournissant les outils indispensables. Il insiste sur la nécessité de puiser aux sources de la mythologie « shona » quil a lui-même longtemps étudiée. Un nouvel art était né, puisant aux sources du mythe, en des réalisations puissamment originales et très contemporaines. Dimmenses talents se manifestent. La collection de lADEIAO est riche de quatre sculptures, dont l'une est un don de l'artiste Lazarus Takawira et les trois autres des dons dOlivier Sultan, Président de lAssociation AZ. Réf. Sculpteurs contemporains du Zimbabwe 1998, Commissaire : Olivier Sultan |