ADEIAO
Association pour la Défense Et l'Illustration des Arts d'Afrique et d'Océanie

Cap-Vert

On connaît peu le Cap-Vert, îles « du bout du monde », dix points ancrés dans l’Atlantique, à 450 km au large de Dakar, soumises à tous les vents, dominées par un volcan, le Fogo qui avoisine les 3000 mètre (photo de Françoise Massa, page de couverture du Cahier de l’ADEIAO n°19). Les aléas de l’histoire y ont façonné une population afro-portugaise, inscrite dans l’imaginaire occidental pour la beauté de sa musique et de son chant.

On connaît peu le Cap-Vert. On connaît encore moins les peintres contemporains capverdiens.

En janvier 2002, l’ADEIAO présentait une trentaine d’œuvres de huit artistes capverdiens aux sensibilités très diverses. On y découvrait une production originale, créative, haute en couleurs : acryliques de Manuel Figueira, Tchalê Figueira son frère et Luisa Queiros, assemblages d’objets divers, matériaux de récupération de Patrick Monteiro, graphite sur papier de José Maria Barreto, lave et sable pour Leão Lopes, gouaches de Bella Duarte, à la fois peintre et gardienne des traditions locales dans le travail du batik et du tissage. Citons encore José Gomes et Jacques Chopin d’origine française, capverdien de cœur et de nationalité.

Un retour au pays inspiré, c’est ainsi que Virginie Andriamirado titrait son article sur notre exposition dans le n°46 de la revue Africulture.

Les artistes capverdiens en effet, contraints de quitter leur archipel pour étudier les Beaux-Arts vers les plus lointains horizons, Dakar, Lisbonne, Bâle, voire Saint-Pétersbourg, San Francisco, reviennent toujours dans leur île d’origine. Artistes polyvalents, attachés à l’artisanat traditionnel de leur pays, ils aiment accompagner leurs œuvres peintes de poèmes. Nous en avons inscrits quelques-uns, en français et portugais, dans le catalogue de l’exposition 2002.

Cette exposition, accompagnée d’un catalogue bilingue, français-portugais, a pu être réalisé grâce à l’aide éclairée et l’apport financier de Jean-Luc Rondreux, chef du SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle) du Cap-Vert. C’est également grâce à lui que l’Association a pu enrichir sa collection de deux œuvres : Fillettes berçant leur mère de Luisa Queiros et Je t’ai rêvée voyageant dans le poisson bleu de Manuel Figueira. L’ADEIAO possédait déjà une toile du Cap-Vert, de Carlos (Tchalê) Figueira acquise lors de la vente aux enchères au profit du FIDA en 1988.

Association pour le Développement des Echanges Interculturels au Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie