ADEIAO
Association pour la Défense Et l'Illustration des Arts d'Afrique et d'Océanie

Mohamed Aksouh

Artiste contemporain d'Algérie

AKSOUH Mohamed
né en 1934 à Alger
Mohamed Aksouh est un peintre non-figuratif de la Nouvelle Ecole de Paris, appartenant à la génération des fondateurs de la peinture algérienne moderne.

Formation : 
 Autodidacte
1948Forgeron serrurier pendant 50 ans
1959Commence à réaliser sculptures et bas-reliefs (terre, plâtre, métal) puis à peindre
Formation : 
Expositions :
1963Participe aux premières expositions collectives de peintres algériens. Sa peinture devient non-figurative
1964Première exposition personnelle à Alger
1965S’installe dans la région parisienne, à Vincennes puis à Ivry
1970Premières gravures sur métal. Crée des médailles pour la Monnaie de Paris
 Participe au Salon des Réalités Nouvelles où, depuis, il expose chaque année
 De 1964 à nos jours, Aksouh multiplie les expositions personnelles tant en France qu’à l’étranger : Paris, Pau, Toulouse, Bordeaux, Amsterdam, Bruxelles, Suisse...
 1er prix de la Biennale des Artistes Orientaux à Téhéran (République islamique d’Iran)
20071er prix de la Biennale des Artistes Orientaux à Chârdjah (Emirats Arabes Unis)

Aksouh n’a que 14 ans lorsqu’il aborde le métier de forgeron. C’est par le fer et par le feu qu’il a tout d’abord manifesté son habilité manuelle tandis que se forgeait sa vocation d’artiste plasticien. Ses « empreintes » que l’ADEIAO avait offertes à ses adhérents comme cartes de vœux en 2003, en sont un témoignage : il travaille sur une plaque de métal préalablement sculptée et colorée qu’il passe ensuite à la presse avec un papier cartonné. La couleur peut être modifiée à chaque tirage, livrant un choix d’une infinie variété.

En 1959 Aksouh, le forgeron-serrurier, commence à sculpter et à peindre. Dès lors, tout en continuant son métier, il ne cessera jamais de se livrer à sa passion pour les arts plastiques : peintures sur toiles, aquarelles, empreintes. « Pas un art parasite ou fonctionnaire, mais un art besoin d’expression, un art besoin de vivre, et non un art pour vivre » (cité par Artension n°13, septembre-octobre 2003 d’après une préface du dramaturge Kaki en 1964).

Avec ses contemporains, Khadda et Guermaz, la génération des années 30, il revendique une nouvelle esthétique, synthèse de l’héritage abstrait arabo-musulman et des abstractions occidentales. S’appropriant les éléments de la modernité, Aksouh bâtit son langage iconographique propre (réf : Algérie, lumières du Sud, textes de Michel-Georges Bernard).

Aksouh a toujours privilégié l’abstraction mais on peut encore percevoir, dans ses œuvres de jeunesse, la recherche de la douce lumière bleutée de son pays, des ruelles ou des maisons qui s’estompent dans le bleu turquoise de la mer. Par la suite, il entremêle avec virtuosité, des strates à demi effacées en des accords plus sombres, ocre, gris, d’une grande subtilité d’où émerge parfois un trait, un point, une stridence lumineuse.

Expositions sous l'égide de l'ADEIAO ou avec une participation de l’ADEIAO :
2002Algérie, lumières du Sud, CEA - EHESS, Paris
2004Djazaïr, une année de l’Algérie en France, avec l’Association Averroès, Nantes
2005Clin d’œil sur la collection de l’ADEIAO, CEA-EHESS, Paris

Ref. ADEIAO :  Cahier de l’ADEIAO n° 20 - Khadda, Guermaz, Aksouh - Algérie lumières du Sud (2002)


Sans titre
Empreinte sur papier
2004
20 x 20 cm
vue agrandie

Mohamed Aksouh - Sans titre

Sans titre
huile sur toile
2003
72 x 80 cm
vue agrandie

Mohamed Aksouh - Sans titre

Association pour le Développement des Echanges Interculturels au Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie