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Dans les années 70, Hamid Tibouchi se manifeste dabord par lécriture avec la publication de deux recueils de poèmes marquants (Mer ouverte, Ed. Caractères, 1973, et Soleil dherbe, Ed. Chambelland, 1974). Puis dès le début des années 80, la peinture prend le pas sur lécriture. Sur des supports le plus souvent de récupération, leur accordant une seconde vie, le peintre-poète nous livre une œuvre à la fois délicate et forte. Délicate, elle propose parfois une double lecture : de loin, elle apparaît harmonieuse, fluide, raffinée ; de près, on pénètre à lintérieur du tableau qui nous livre ses secrets (abstractions calligraphiques, motifs de tissages, plumes, poils de pinceaux...). Forte, elle peut lêtre aussi lorsque le peintre imprime par exemple sur son support la marque dun fer à cheval chauffé à blanc, ou bien le gratte, le déchire, autant de symboles évocateurs de la violence dont souffre trop souvent son pays natal. Tibouchi le dit clairement : « Mon pays est au cœur de mon travail » – cf. l'entretien accordé à Rosa Mansouri paru dans Le Jeune Indépendant du 6 avril 2006. Depuis 1981, Hamid Tibouchi expose régulièrement en France et à travers le monde (une soixantaine d'expositions personnelles à ce jour, et un très grand nombre de participations à des expositions collectives). Il a par ailleurs illustré de très nombreux livres et revues. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques en France, Suisse, Allemagne, Italie, Singapour, Espagne, Belgique, Jordanie, Liban, Algérie, Tunisie, Maroc, Hollande, USA, Japon... En 1994 il obtient le Prix du Public au Salon Découvertes à Paris.
LADEIAO lui a consacré en l'an 2000 un catalogue très illustré, les reproductions étant accompagnées de textes courts de lartiste, tandis que le poète et philosophe-écrivain dart, Michel-Georges Bernard, en signait la préface.
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