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En janvier 2010 l’ADEIAO présentait un artiste d’origine angolaise : Franck K. Lundangi, peintre, graveur et sculpteur. Lundangi a beaucoup voyagé en Afrique même, de sa petite enfance à sa jeune maturité, avant de déposer ses valises en France, à Paris d’abord en 1990 (il a 32 ans), puis dans le Loiret en 2000. C’est en arrivant en France qu’il va rencontrer son destin. Une femme, artiste peintre, Catherine, incarnera ce destin. Elle lui révèlera sa vocation et deviendra son épouse. C’est en son atelier que nous l’avons rencontré, dans le silence et la douceur des bords de Loire. Jusqu’à son arrivée en France, Franck K. Lundangi s’était voué avec passion au football professionnel. Avec Catherine, il échangera en 1993 le ballon rond contre des pinceaux, de la peinture, des pigments colorés et, en 2000, il abordera la sculpture à partir de vieux bois morts trouvés sur les rives de la Loire. Enfant, il aimait dessiner, mais ne fut jamais étudiant dans une école d’art. Lundangi adopte un style très personnel, profondément imaginatif, poétique. Son trait est fin et fluide, ses couleurs en aplat sont éclatantes et pures.
Résolument figuratif, Lundangi semble trouver ses thèmes dans une Afrique rêvée qu’il a quittée à 32 ans mais n’a jamais oubliée. On y rencontre des crocodiles mais aussi des figures énigmatiques nées de sa seule imagination : « C’est un mélange entre mes souvenirs et d’autres cultures ». Ses créatures sont douces et calmes car il refuse la violence, ne peut s’exprimer que dans la sérénité. « Je ne crois pas, dit-il, que mon œuvre puisse un jour exprimer une quelconque violence. Nous sommes malheureusement dans un monde violent où tout est mélangé. Il faut faire un choix, j’ai choisi de n’en extraire que le positif. » (Propos recueilli par Virginie Andriamirado) Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre, écrit dans la préface du catalogue d’une exposition présentée à Aubagne en 2008 : Lundangi dans la paix des esprits « Chez Lundangi, l’Afrique est devenue territoire du souvenir et du rêve. Elle prend corps spontanément dans un univers pictural et graphique d’une simplicité pleine de grâce et d’harmonie ». Comment mieux définir le peintre-poète-philosophe ? |