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Collection de l’ADEIAO Du 6 au 15 mai 2008, l’ADEIAO a présenté pour la première fois, dans le Hall de la MSH, une exposition regroupant les oeuvres gravées de sa collection, celles d’un artiste algérien Mohamed Khadda et celles. de peintres graveurs de Brazzaville, réunis sous l’appellation « d’Ecole de Poto Poto ». Tout a commencé dans les années 50. Simultanément, en Algérie et au Congo, de jeunes artistes ouvraient leur pays à l’art moderne et notamment dans une technique nouvelle pour eux, celle de la gravure : eaux fortes ou plombs gravés. Naissance de l’Ecole de Poto Poto Militaire de carrière, Pierre Lods est en poste au Congo lorsqu’il quitte l’armée en 1949 et s’installe à Brazzaville comme peintre. Un beau matin de 1950, un de ses domestiques, Ossali, profitant de l’absence de son maître, s’empare de pinceaux et de couleurs et s’essaie à la peinture. A son retour Pierre Lods est émerveillé par l’imagination et la spontanéité du jeune homme et décide de créer une école où chaque élève recouvrira la toile au gré de sa propre fantaisie. L’Ecole de Poto Poto était née. En 1952 un ethnologue allemand Rolf Italiaander se joint à eux et leur enseigne la gravure sur cuivre. Ce sont les œuvres sorties de cet atelier que l’ADEIAO a pu présenter. Ces jeunes pionniers ont noms : Ossali, Ondongo, Okola, Bandila, Iloki, Ouassa, Thango et Zigoma. Mohamed Khadda Typographe de formation dès 1944 alors qu’il n’a que 14 ans, il exercera durant une trentaine d’années tous les métiers de l’imprimerie. En 1947, conscient de sa vocation naissante, il prend des cours de dessin par correspondance et, en 1953, se rend à Paris où il fréquente des ateliers dont celui de la Grande Chaumière. Dès les années 50, Khadda se détourne de la figuration et apparaît à l’origine de ce que l’on nomme bientôt l’Ecole du signe. C’est en 1979 qu’il met au point sa technique des plombs gravés dont les visiteurs de l’exposition ont pu admirer la grande délicatesse, fruit d’un patient et long processus de maturation. |