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2003 - Djazaïr, l’année de l’Algérie
Outre les expositions organisées dans le cadre de l’EHESS pour célébrer l’année de l’Algérie (Khadda, Guermaz, Aksouh), l’ADEIAO a apporté sa participation, aux côtés de Michèle Mutashar, conservatrice du Musée Réattu d’Arles, à la préparation d’une superbe exposition sur Baya (1931-1998). Baya (1931-1998) C’est ainsi que, d’avril à juin 2003, dans le cadre du musée Réattu, établissement voué à l’art contemporain situé dans l’ancien Grand Prieuré de Malte, s’est déployée une grande et belle rétrospective des œuvres de Baya. Dans l’avant-propos du catalogue de l’exposition, Michèle Mutashar, commissaire de l’exposition, cite Baya comme « une des figures majeures de l’art moderne algérien, dont elle a profondément marqué l’histoire... ». Pour la première fois, le musée de Lausanne avait sorti de ses réserves et prêté pour cette occasion, les œuvres de jeunesse de Baya. On a pu apprécier particulièrement ses premières gouaches pleines d’énergie et de promesses, suivies des belles œuvres de la maturité (dont une prêtée par l’ADEIAO). Le musée a pu également emprunter et présenter les rares sculptures en terre cuite, œuvres de jeunesse également, saisissantes de force et d’expression, d’expressionnisme même.
A l’occasion de cette exposition majeure, la grande frise de 1949 (150 x 376 cm) – présentée pour la première fois au public par l’ADEIAO dans le hall de l’EHESS en 1999 – a fait l’objet d’une restauration par les soins du musée Réattu, et d’une donation de la part des enfants de Baya. Elle devrait désormais figurer en permanence aux cimaises du musée d’Arles. Belle consécration pour Baya qui doit beaucoup dans cette transaction à l’intervention de Lucette Albaret. Voir aussi : Baya dans la collection de l'ADEIAO |