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2003 - Djazaïr, lannée de lAlgérie
Toujours soucieuse de mettre en lumière la création africaine contemporaine lADEIAO, nantie du label année de lAlgérie, sest fortement investie dans ce programme au cours de trois expositions de peintres dorigine algérienne : Khadda, Guermaz et Aksouh, tous trois réunis dans le Cahier de lADEIAO n°20 intitulé Algérie, lumières du sud. Les trois artistes appartiennent à la génération des "années 30" et ont pour trait commun davoir abordé simultanément une écriture issue de la non-figuration dès le milieu des années 50. Créateurs dune nouvelle école contemporaine en Algérie, née de la fusion dune expression traditionnelle arabo-berbère mêlée à lapport occidental, ils se rencontrent dans leur attirance commune pour labstraction et leur attachement à lAlgérie. Khadda (1930-1992) LADEIAO avait anticipé lannée de lAlgérie en exposant aquarelles et gravures de Khadda dès novembre 2002 dans le hall de lEHESS. LADEIAO avait déjà présenté les œuvres de Khadda à côté de celles de Baya et Issiakhem, en 1987, au MAAO, sous le titre Algérie, expressions multiples. A la suite de cette exposition, lassociation avait acquis une belle aquarelle Dahara à larmoise (1986) qui figurait sur le carton dinvitation en 2002. Michel-Georges Bernard écrivait dans le Cahier de lADEIAO n°20 : « Dès le milieu des années 50 Khadda se détourne de la figuration quil ressent comme étrangère à la sensibilité maghrébine et, en sappuyant dans son ressourcement sur certains éléments plastiques de la graphie arabe, apparaît à lorigine de ce que lon nomme bientôt "lEcole du Signe". » Il ajoute : « Laquarelle lui ouvre un territoire tout de vivacité... A peine posées les couleurs se répandent en nuages, au moindre contact se rejoignent, échangent leurs transparences... » Oui, Khadda a laissé dadmirables aquarelles, de subtiles gravures aussi, toutes empreintes dun extrême raffinement. Voir aussi : Mohamed Khadda dans la collection de l'ADEIAO
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