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Le site de l’ADEIAO a un double objectif : faire mieux connaître l’Association et en pérenniser la mémoire. Comme l’indique son sigle quelque peu sibyllin, l’ADEIAO, Association pour la Défense Et l’Illustration des arts d’Afrique et d’Océanie, a pour but de promouvoir et de soutenir les artistes contemporains de ces deux continents. Elle privilégiera surtout l’Afrique. Pour atteindre cet objectif, l’ADEIAO a multiplié les actions dont les principales sont les expositions, la constitution d’une collection et les publications. Le titre de la collection Art contemporain d’Afrique et d’Océanie semble figer une notion qui, par essence, est extrêmement éphémère : celle d’une actualité contemporaine. Or, ce qui en fait tout l’intérêt, c’est que, les années passant, elle entre dans l’histoire car elle possède de nombreuses œuvres d’artistes pionniers. Citons simplement les Vohou-Vohou de Côte d’Ivoire, l’Ecole de Poto-Poto du Congo, dont Ossali fut le premier élève, Baya, figure de proue de l’art contemporain algérien, Khadda, à l’origine de l’Ecole du Signe en Algérie également, Iba N’Diaye qui commence à peindre au début des années 60, avec la naissance de l’Ecole de Dakar créée par Léopold Sédar Senghor en 1961, Lily Kelly Napangati, une des premières femmes peintres dans la culture aborigène d’Australie... Ajoutons à cela une belle collection de photos de Gérard Dupuy, images de sites, d’hommes et de femmes des années 70, souvenirs figés, à jamais vivants du Cameroun, du Mali et du Niger. L’intérêt des publications est double : éclairer le lecteur non seulement sur les artistes qui nourrissent la collection mais aussi sur ceux que l’ADEIAO a exposés mais qui n’ont pas pour autant enrichi son patrimoine. Là encore, sont présentés des écoles ou des artistes d’avant-garde dans l’art contemporain d’Afrique : Tinga-Tinga ou la peinture de Tanzanie, les Bogolan du Mali, Moké et Chéri Samba du Sénégal... La collection, objet d’une donation au Musée National du Mali à Bamako |
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En novembre 2008, fidèle à l’objectif qu’elle s’est fixé en constitutant sa collection, l’ADEIAO fait donation de la totalité de ses œuvres, fleuron de son patrimoine : c’est le Musée National du Mali à Bamako, depuis longtemps désireux d’ouvrir une section d’art contemporain, qui lui fait l’honneur de l’accueillir. Les motivations, conditions d’exécution, et démarches afférentes à cette donation, sont développées dans Le mot de la Présidente et La collection. Dissolution de l’ADEIAOTout rêve a une fin. L’ADEIAO connaissait une réduction progressive de ses ressources financières ; le déménagement de la MSH/EHESS l’a finalement conduite à procéder à sa dissolution en Assemblée Générale Extraordinaire du 24 février 2011. L’association avait constitué une collection importante d’œuvres d’artistes africains et océaniens (112 peintures, sculptures, gravures, 32 dessins du dogon Alaye Atô, et 23 photos noir et blanc, grand format) et en a fait don, le 10 décembre 2008, au Musée National du Mali à Bamako où elle constitue le premier noyau d’une section d’art contemporain international, dans la lignée d’une volonté affirmée depuis longtemps par son Directeur Samuel Sidibe. Elle a fait don également des catalogues qu’elle conservait encore dans sa réserve à divers organismes : BSF (Bibliothèques sans Frontière), APICulture (Ministère de la Culture), la bibliothèque du Centre Pompidou, les archives d’art contemporain de l’Université de Rennes, la bibliothèque du Musée du Quai Branly, la FFSAM (Fédération Française des Sociétés d’Amis de Musée), la FFSAM d’Île de France, la bibliothèque de la MSH, le Musée National du Mali à Bamako. L’ADEIAO avait ouvert la voie : elle laisse aujourd’hui la place à toutes celles et tous ceux qui prolongent son engagement et poursuivent ses missions d’origine, le développement des échanges interculturels avec l’Afrique et l’Océanie. |